Un moment volé

•mars 7, 2008 • Pas de commentaire

Dans l’après-midi de mercredi, je reçois un coup de fil d’Angelina. Elle dit vouloir me voir dès que possible. Je comprends à sa voix qu’elle ne se sent pas très bien et que c’est important.
Je réussis à me libérer plus tôt et elle me donne rendez-vous devant chez moi.

À peine entrée, elle m’entraine dans la chambre. J’entrevois rapidement ses intentions et je me sens évidemment tout disposer à répondre à ses attentes.
Sans mots dire, elle m’embrasse langoureusement tout en déboutonnant ma chemise.
En suivant la courbure de ses reins, je glisse mes mains dans son jeans. La spontanéité de cette situation et le contact doux de sa chair nue et offerte développent en moi un puissant désir.
Mon excitation fait écho à la sienne et se cumule. Rapidement, nos gestes deviennent plus passionnés, plus sauvages.

Je ressens son désir d’entreprendre et je me laisse guider par ses gestes assurés.
Elle retire entièrement mes vêtements, puis les siens et me plaque sur le lit. Sa détermination me domine totalement, et je me soumets avec beaucoup de plaisir à ses mains. Elle empoigne vigoureusement mon sexe et le dévore littéralement.
J’éprouve des vagues de plaisir et d’excitation traversant mon corps. Au travers du prisme de mon ivresse, je ressens que cette fellation décuple sincèrement son excitation.
Je me redresse et la plaque a mon tour sur le dos. Je l’embrasse sur tout son corps et la caresse fermement. Elle ondule sous ma bouche et mes mains avec beaucoup de sensualité.
Son plaisir est presque palpable. Son sexe est extraordinairement humide. Je passe ma langue sur son clitoris, son corps se cambre et sa bouche relâche un cri de plaisir. Ses gémissements sont de plus en plus forts.

Au bout d’un certain temps, elle se redresse et me demande de m’allonger. Une fois fait, elle me chevauche et place mon sexe dans son vagin. Tout en m’embrassant, elle danse sur mon pénis. Sa chaleur m’envahit, nos corps ne font plus qu’un.
Le monde a cessé d’exister. Seule la communion de nos esprits compte. Je plonge mon regard dans le sien, jamais je ne me sens si proche d’elle que pendant ces moments.

Ses gémissements résonnent dans ma tête. Elle attire mes mains vers ses seins fièrement dressés. Je suis fasciné comme chaque fois par ce corps si désirable qui s’agite contre le mien, ce visage tant aimé ravagé de plaisir et ces lèvres si rouges et si gonflées d’excitation.
Bientôt nous jouissons, elle puis moi.

Nous restons là, allongés sans rien dire, l’un contre l’autre.
Puis, elle parle de la honte que le comportement de sa mère lui suscite. Elle me dit être désolée pour le repas de l’autre soir. Je lui dis que cela ne me gêne pas, que je vois sa mère comme quelqu’un de malade, que je ne la juge pas.
Angie ne croit surement pas mon mensonge, mais que lui répondre d’autre ?
Elle sourit et me dit qu’elle m’aime.

Nous ferons l’amour une nouvelle fois, avant de la ramener chez elle.

Crêpes, drogues et pas de Rock’n'roll.

•mars 4, 2008 • Pas de commentaire

Ce soir en sortant du travail, j’essaie de me vider la tête et de ne pas penser à la soirée qui s’annonce.
J’arrive finalement devant l’immeuble où habitent les parents d’Angelina. Je reste quelques minutes sur le trottoir d’en face, sous une porte cochère. Je regarde les fenêtres de leur appartement et une folle envie de m’enfuir me prend.
Parfois, j’aimerais tout plaquer, changer d’identité et partir refaire ma vie ailleurs, dans un pays lointain plein de danger et d’aventure.
Mais pour ce soir l’aventure m’attend déjà au deuxième étage.

À peine franchie la porte de leur appartement je ressens déjà un malaise. Si j’étais superstitieux, je croirais que cette maison est habitée par un esprit malin.
La mère m’accueille déjà quasiment en larme, elle titube presque et sa bouche sonne comme celle d’un boxer après un combat.
Dans le salon, je trouve le père assis sur son fauteuil, les yeux fixés dans le vide. Je lance un “bonsoir” assez fort pour le sortir de sa torpeur. Il ne sourcille même pas, mais finit par se lever pour me saluer.
Au bout de quelques secondes, je suis déjà acculé par la mère. Des mots sortent de sa bouche en flots continus, mais je ne saisis pas le sens de ses paroles. Elle me fixe de son regard vitreux et je me contente d’acquiescer prudemment. Le père est assis à côté de moi, mais je sens que son esprit n’est déjà plus dans la pièce.
Je regarde fébrilement autour de moi, espérant voir arriver Angelina.

Finalement, la belle fait son apparition. Comme à chaque fois, elle m’éblouit et j’en oublierai presque mon malaise.

Durant le repas, je concentre mon attention sur Angie. Je vois dans ses yeux la flamme de la colère qui scintille chaque fois qu’elle regarde sa mère. Son amour de fille disparait un peu plus à chaque pilule rouge baiser ingurgité.
La belle se tourne vers moi et je me contente de sourire. Je la trouve si forte et pourtant si fragile. Ses yeux semblent me dire “enlève-moi, partons d’ici”.

Mais je reste là et je souris.